Les News – une série de faits marquants sur le sourcing en zone Asie


La plupart des News Magazines, journaux, articles internet font leurs grands titres sur la Chine anecdotique ou industrieuse, la Chine dogmatique ou rebelle voire en quête de revanche…. Sans en nier l’intérêt journalistique et informatif nous préférons ici parler des vrais enjeux pour les entreprises Françaises ; ce qu’il faut comprendre pour réussir ; ce qu’il faut oser pour gagner. C’est aux PME comme aux grands groupes que nous nous adressons avec un seul soucis, celui d’être utile, direct, concis.

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Comprendre la Chine pour réussir son sourcing et ses achats industriels

Bien sourcer, bien acheter implique naturellement de bien comprendre l’environnement du pays d’où l’on achète ou fait fabriquer. La méconnaissance des atouts, forces et faiblesses entraine trop souvent des à priori totalement faux qui font perdre des opportunités réelles, des jugements de valeur qui vont à l’encontre des interets de votre entreprise , un éloignement de la réalité du terrain qui empeche d’aller de l’avant et de gagner des parts de marché et des points de marge brute si précieux par les temps qui courent. La plupart des News Magazines, journaux, articles internet font leurs grands titres sur la Chine anecdotique ou industrieuse, la Chine dogmatique ou rebelle voire en quete de revanche. Sans en nier l’interet journalistique et informatif nous préférons ici parler des vrais enjeux pour les entreprises Françaises ; ce qu’il faut comprendre pour réussir ; ce qu’il faut oser pour gagner. C’est aux PME comme aux grands groupes que nous nous adressons avec un seul souçis, celui d’etre utile , direct, concis. Vos réactions, commentaires sont les bienvenus pour enrichir ce que nous souhaitons etre un creuset aidant la réflexion et l’action de tous.






Sommaire de l'actualité Chine-Asie:

       - La Chine premier exportateur mondial devant l’Allemagne, bat tous les records. Retour au sommaire
Une premiere : la Chine exporte en 2009 plus de 1 190 milliards de dollars contre 992 pour l’Allemagne et devient ainsi le premier exportateur au monde. Cette annonce faite en toute modestie et discrétion par le vice-ministre du commerce chinois gomme un fois de plus beaucoup de fausses idées sur l’état de l’économie et de la compétitivité de la Chine. D’autant que Pékin prévoit une hausse de près de 10% de ses ventes à l’étranger pour 2010. Le « Made in China » se porte donc bien et le gouvernement se félicite de ses efforts pour favoriser graduellement les productions à plus forte valeur ajoutée. Coté parité Yuan-dollar, pas trop de crainte non plus à attendre. Pékin procède à des ajustements assez mineurs et ne cesse de clamer haut et fort qu’il n’est pas question de réévaluer sa monnaie alors même que le Yuan est accroché au dollar depuis plus d’un an et demi maintenant.

       - Chine ou Japon : qui dominera la nouvelle zone d’influence économique en Asie ? Retour au sommaire
Le Japon fort de sa nouvelle ligne politique issue des urnes à mi 2009 a lancé le projet d’une nouvelle communauté d’Asie de l’Est et du Sud-Est dont elle se verrait bien prendre le leadership. Cette zone réunirait 16 pays (1) de Delhi à Tokyo en passant par Pékin, Sidney et Djakarta. L’ensemble représente d’ores et déjà 23% de la formation du PIB mondial et ce chiffre est appelé à grandir conséquemment. Simple effet d’annonce ? Pas si sur car le Japon déploie des trésors de diplomatie et de nombreuses missions économiques sont en marche dans la région pour convaincre. Et ils ont des arguments solides quand ils rappellent par exemple que leur pays est en pointe dans les énergies renouvelables ou encore dans la voiture électrique. Les obstacles ? La Chine d’abord qui préférera certainement défendre une zone excluant notamment l’Australie et l’Inde et garder ainsi une domination économique régionale. Les Etats-Unis qui perdraient alors une influence considérable économique et géo-politique et dont les capacités de réactions voire de nuisance à un projet contraire à leurs intérêts sont connues. Le Japon lui-même qui devra alors se débarrasser rapidement de ses vieux démons de protectionnisme économique et de fermeture des flux migratoires en provenance de l’étranger. Quels qu’en soient les futurs contours, cette zone d’influence sera celle de toutes les convoitises et souhaits d’hégémonie de la prochaine décennie. Véritable Union Economique ou bien simple zone de fraternité, ne doutons pas que la puissance économique engendrées tant par des capacités d’exportation exceptionnelles que par des potentiels de marchés domestiques phénoménaux comptera et modifiera durablement les grands équilibre actuels. (1) Japon, Chine, Corée du Sud, Inde, Australie, Nouvelle-Zélande et les 10 pays de l’ASEAN – Thaïlande, Malaisie, Indonésie, Singapour, Vietnam, Cambodge, Laos, Philippines, Brunei, Myanmar –

       - Industrie Automobile : la Chine aspire aux premières places – Le cas Geely Retour au sommaire
Les appétits des industriels chinois en matière automobile sont a la hauteur de la frénésie et des aspirations à la consommation des populations asiatiques. Le cas de Geely est édifiant. Petit constructeur national, classé au 11eme rang seulement, a fait main basse sur Volvo un des anciens fleurons de l’industrie Européenne passé depuis lors sous giron du Ford en déclin qui nous a fait rêver jadis. Premier groupe privé du secteur mais déjà deuxième exportateur chinois Geely s’est offert un accès inestimable à des dizaines d’années de recherche et développement et de savoir-faire technologique et marketing du constructeur suédois. Que représente à cette échelle le gros milliard d’euros investit dans le rachat ? Alors oui il faut que nos industriels réagissent vite et pas seulement les très grands. La valeur d’exemple est forte ; nos PME ont la capacité elles aussi à s’embarquer sur des coopérations fructueuses avec des partenaires chinois grands ou petits, pour gagner en compétitivité sur les marchés domestiques et export. L’investissement n’est pas essentiellement ni nécessairement financier. Il passe avant tout par la mise en œuvre d’un Sourcing de combat. Avançons avec détermination pour que nos industriels montent sur les premières marches du podium auxquelles ils peuvent, chacun dans leur secteur, légitimement aspirer.

       -  La Chine face à ses concurrents économiques de demain Retour au sommaire
Le monde entier a les yeux de Chimène pour la Chine. A juste titre quand on voit les succès de sa croissance insolente et sa réussite à l’export. Les autres pays dits du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) sur lesquels les industriels et distributeurs fondent des espoirs majeurs connaissent des réussites certaines ; Hors Chine, Brésil et Inde en particulier caracolent en tète de ce groupe avec des taux de croissance de leur PIB qui nous font rêver et des potentiels économiques de premier ordre. Les opportunités y sont nombreuses. La clairvoyance incite déjà les investisseurs Européen à développer le niveau de leurs échanges avec ces pays et d’y installer des capacités de production soit en direct soit par des accords de Sourcing. Qu’en est-il des futurs Lions ? Les futurs Lions ont faim… Les études récentes en particulier celles de l’OCDE font apparaître un nouveau trio émergent avec lequel il faudra compter : Mexique, Indonésie et Turquie. S’ils ont déjà fait leurs preuves dans le secteur textile depuis longtemps, ces pays possèdent beaucoup d’autres atouts : forte population, présence aux portes de zones d’influences économiques majeures, réservoir de main d’œuvre, capacité à mobiliser des fonds, potentiel de confiance,… Ne tardons pas trop à les intégrer dans nos champs d’action.

       - Le marché de l’industrie textile en Inde Retour au sommaire
Malgré un ralentissement de la croissance annuelle du PIB en 2009 (+6%) dû à la crise économique internationale, l’économie indienne se reprend et offre de belles perspectives d’avenir. Cette croissance s’inscrit dans une période particulièrement faste puisque celle-ci a atteint un pic de 9,4% en 2006, puis 9,2% en 2007 et 9% en 2008. Le secteur du textile connaît depuis le deuxième trimestre 2008 une contraction économique de la demande et de la production. La croissance du secteur pour l’année 2008-2009 est négative (-0,2%). Cette croissance se place en rupture aux croissances soutenues que l’industrie du textile a connu lors de ces 5 dernières années. Entre 2004 et 2008, la croissance annuelle moyenne de cette période a été de 8,3%. Les exportations textiles indiennes et plus généralement celles des pays asiatiques ont effectivement connu un « boom » après la suppression des quotas d’exportations en 2004. Le secteur textile en Inde reste tout de même le second générateur d’emploi après l’agriculture en employant 35 millions de personnes. Entretenant un lien direct avec l’économie rurale à travers les cultures de fibres (coton, laine, soie…), elle fait vivre directement ou indirectement près d’un foyer sur six. Le textile représente 14% de toute la production industrielle de l’Inde et 16.63 % des bénéfices de l’export. Le secteur contribue à 4% du PIB avec un chiffre d’affaire de 52 milliards USD en 2008-2009. La santé du secteur textile a donc un impact direct sur l’économie indienne. Les atouts dont disposent l’Inde pour faire face à cette situation néfaste résident avant tout dans son marché intérieur et sa classe moyenne de 250 millions d’individus. En effet 64% du chiffre d’affaire du secteur textile ont été générés par la demande intérieure. Avec le développement de la demande de la « consuming class », l’essor du secteur du prêt à porter dans le pays, ainsi que la véritable volonté gouvernementale de rénover et soutenir l’industrie textile, l’Inde dispose de plusieurs possibilités pour surmonter la crise qui touche actuellement le secteur. On estime à 12 millions le nombre de nouveaux emplois qui devraient être générés avant la fin 2010. Toutefois, de nombreuses contraintes entravent le développement du secteur textile en Inde : la vétusté des infrastructures, la technologie en désuétude dans les usines, le coût des transactions… font que la productivité est plus basse que chez les autres pays producteurs de textile. L’industrie indienne reste très loin des standards internationaux du point de vue des équipements, de la main d’œuvre et de la qualité de la production. Le défi technologique est la clef de voûte de l’optimisation du secteur textile en Inde. Par conséquent, même si le secteur connaît actuellement un ralentissement de son activité ainsi qu’un retard technologique dans ses unités de production, l’industrie textile constitue un véritable enjeu d’avenir pour l’Inde et les investisseurs. Les opportunités sont nombreuses aussi bien sur le marché intérieur qu’au niveau mondial.